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Quel type de hachage est utilisé par Linux ?

Les distributions Linux offrent une sécurité renforcée pour les mots de passe d’utilisateur en utilisant des techniques de hachage. Cela permet de protéger les informations d’identification contre les accès non autorisés. Les mots de passe sont généralement convertis en une forme hachée avant d’être stockés, ce qui rend pratiquement impossible leur récupération en texte clair.

Qu’est-ce que le hachage et pourquoi est-il important ?

Le hachage consiste à transformer des données d’entrée en une chaîne fixe de caractères, ce qui donne un résultat appelé « hachage ». Cette méthode est utilisée pour garantir que les mots de passe ne soient jamais stockés sous forme de texte lisible. Les fonctions de hachage présentent des propriétés essentielles : elles doivent être rapides à calculer, mais il doit être extrêmement difficile de reconstruire l’entrée originale à partir du hachage. La sécurité des systèmes dépend en grande partie de l’efficacité de ces algorithmes.

Quel type de hachage est utilisé par Linux ?

Traditionnellement, de nombreuses distributions Linux utilisaient l’algorithme MD5 pour le hachage des mots de passe, mais ce choix est désormais considéré comme obsolète et peu sécurisé. En raison de failles significatives dans l’algorithme MD5, telles que la possibilité de collisions, les systèmes modernes privilégient des algorithmes plus robustes.

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Actuellement, de nombreuses distributions Linux ont opté pour l’algorithme bcrypt comme méthode par défaut pour le hachage des mots de passe. Cet algorithme est basé sur le chiffrement Blowfish et intègre un mécanisme de protection supplémentaire en ajoutant un « sel » (valeur aléatoire) qui renforce la sécurité en rendant chaque hachage unique, même pour des mots de passe identiques. Cela complique davantage les tentatives de décryptage.

Le stockage des mots de passe hachés dans Linux

De manière traditionnelle, les mots de passe hachés étaient conservés dans le fichier /etc/passwd, un fichier public accessible à tous les utilisateurs du système. Cependant, pour des raisons de sécurité, les systèmes Linux modernes stockent ces informations sensibles dans le fichier /etc/shadow. Ce dernier est un fichier protégé, accessible uniquement par des utilisateurs possédant des privilèges administratifs, ce qui réduit le risque d’accès non autorisé.

Comment fonctionne le hachage MD5 ?

Le processus de génération d’un hachage MD5 implique de prendre une chaîne de caractères de n’importe quelle longueur et de la convertir en une empreinte unique de 128 bits. L’un des inconvénients majeurs du MD5 est sa vulnérabilité à des attaques par collision, où deux entrées différentes peuvent produire le même hachage. Cela a poussé les développeurs à chercher des algorithmes plus efficaces et sûrs.

Alternative sécurisée : Bcrypt

Pour surmonter les limitations de MD5, la fonction bcrypt a été introduite. Cet algorithme utilise une approche adaptative, ce qui signifie que sa complexité peut être augmentée avec le temps, rendant le hachage progressivement plus difficile à craquer. En ajoutant un sel pour chaque mot de passe, il se protège efficacement contre les attaques par tables arc-en-ciel, ce qui le rend particulièrement attrayant pour les environnements nécessitant un haut niveau de sécurité.

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FAQ

1. Pourquoi ne pas utiliser MD5 pour le hachage des mots de passe ?

MD5 présente plusieurs vulnérabilités, notamment des failles permettant des collisions, où deux entrées peuvent donner le même hachage. Cela compromet la sécurité des mots de passe hachés, ce qui a conduit à une désapprobation générale dans les applications critiques.

2. Qu’est-ce qu’un « sel » et quel est son rôle ?

Un sel est une valeur aléatoire ajoutée à un mot de passe avant qu’il ne soit haché. Il aide à garantir que le même mot de passe génère des hachages différents dans la base de données, compliquant ainsi les tentatives de décryptage en utilisant des tables pré-calculées.

3. Existe-t-il d’autres algorithmes de hachage utilisés sous Linux ?

Oui, d’autres algorithmes tels que SHA-256 et SHA-3 sont également utilisés dans diverses applications. Bien qu’ils ne soient pas nécessairement les algorithmes par défaut pour le hachage des mots de passe sous Linux, ils sont souvent recommandés pour des tâches nécessitant un haut degré de sécurité.