Les ventes de maisons dans la région du Grand Toronto ont subi une baisse significative en mars, selon les informations fournies par la Société canadienne des immeubles de Toronto (TRREB). Cette tendance inquiétante s’inscrit dans un contexte économique marqué par des préoccupations croissantes concernant le commerce et l’inflation.
Un marché sous pression
Au mois de mars, les ventes de propriétés dans la région du Grand Toronto ont chuté de 47 % par rapport au même mois l’année précédente. La TRREB souligne que ce déclin est le résultat de l’augmentation des taux d’intérêt qui pèse sur l’accessibilité financière des acheteurs. La hausse des coûts hypothécaires a incité de nombreux acheteurs potentiels à repousser leur projet d’acquisition ou à se retirer complètement du marché. « La pression sur les acheteurs a été exacerbée par la situation économique générale, qui contribue à une certaine incertitude », a déclaré le président de la TRREB.
Une stagnation des prix
Malgré la baisse des ventes, les prix des propriétés ont montré des signes de stabilisation. En effet, le prix moyen des maisons dans la région du GTA a légèrement augmenté à 1 096 260 dollars, ce qui représente une hausse de 0,5 % par rapport à l’année précédente. Cette stabilité relative des prix suggère que, même si les ventes diminuent, il existe encore une certaine demande sur le marché. Cependant, la TRREB met en garde que la hausse continue des taux d’intérêt pourrait avoir pour effet d’éroder cette dynamique, ce qui dépendra en grande partie de l’évolution des conditions économiques.
Perspectives d’avenir
À l’approche des mois suivants, les experts s’interrogent sur l’orientation future du marché immobilier dans le Grand Toronto. Les inquiétudes liées aux taux d’intérêt et aux tensions commerciales pourraient continuer à peser sur la confiance des acheteurs. « Il est impératif que les décideurs économiques prennent en compte l’impact de ces préoccupations sur le marché immobilier », a souligné un analyste. Les prévisions pour les mois à venir demeurent incertaines, et de nombreux acteurs du marché attendent avec anxiété les décisions à venir concernant la politique monétaire et les relations commerciales internationales.