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Quel est le nombre après les autorisations sous Linux ?


Comprendre les autorisations de fichiers sous Linux

Les systèmes d’exploitation basés sur Linux gèrent les accès aux fichiers et aux répertoires grâce à un système d’autorisations bien défini. Celui-ci permet de contrôler qui peut lire, écrire ou exécuter un fichier, assurant ainsi la sécurité et l’intégrité des données. Cet article explore les différentes facettes des autorisations, notamment la signification des nombres associés à ces permissions.

Quel est le nombre après les autorisations sous Linux ?

Dans le contexte des permissions sous Linux, les chiffres qui apparaissent après le format d’autorisation, comme « 770 » ou « 755 », fournissent des informations spécifiques concernant les niveaux d’accès accordés aux utilisateurs. Chaque chiffre représente un ensemble d’autorisations en fonctions de trois catégories : le propriétaire du fichier, le groupe auquel appartient le fichier, et tous les autres utilisateurs.

Les chiffres vont de 0 à 7 et correspondent aux permissions définies :

  • 4 : Lecture (r)
  • 2 : Écriture (w)
  • 1 : Exécution (x)

Pour obtenir une valeur numérique, on additionne les permissions dont l’utilisateur dispose. Par exemple, un propriétaire qui a la permission de lire, écrire et exécuter un fichier aurait une valeur de 7 (4 + 2 + 1).

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Structure des autorisations sous Linux

Les permissions sont généralement affichées sous la forme d’une chaîne de 10 caractères. Le premier caractère indique le type d’élément (fichier ou répertoire), suivi de trois ensembles de trois caractères, représentant respectivement les permissions pour le propriétaire, le groupe et les autres utilisateurs. Par exemple, une entrée « drwxr-xr-x » indique qu’il s’agit d’un répertoire (`d`) où le propriétaire a des permissions de lecture, d’écriture et d’exécution (`rwx`), le groupe a des permissions de lecture et d’exécution (`r-x`) et les autres utilisateurs disposent également des mêmes permissions que le groupe (`r-x`).

Signification des différentes valeurs de chmod

La commande chmod est utilisée pour modifier les permissions d’un fichier ou d’un répertoire. Voici quelques exemples de valeurs courantes :

  • chmod 770 : Le propriétaire et le groupe ont toutes les permissions (lecture, écriture, exécution) tandis que les autres n’ont aucun accès.
  • chmod 555 : Tous ont accès en lecture et exécution, mais aucun accès en écriture.
  • chmod 777 : Tout le monde a toutes les permissions, ce qui peut poser des problèmes de sécurité.

Attributs étendus et points dans les permissions

Un point qui suit les permissions (par exemple, « drwxr-xr-x. ») indique que des attributs étendus sont associés au fichier concerné. Ces attributs peuvent être visualisés à l’aide de la commande xattr -l , permettant ainsi un contrôle plus précis des accès et des métadonnées liées.

Utiliser ACL pour un contrôle plus granulaire

Au-delà des permissions standard, Linux propose également des listes de contrôle d’accès (ACL) qui permettent de spécifier des droits d’accès plus détaillés pour différents utilisateurs et groupes. Pour consulter ces permissions ACL, la commande getfacl peut être utilisée, offrant une vue d’ensemble des droits accordés au-delà des simples attributs de propriété.

FAQ

Comment modifier les permissions d’un fichier sous Linux ?

Pour modifier les permissions d’un fichier, utilisez la commande chmod en spécifiant les permissions souhaitées. Par exemple, pour donner des droits d’exécution au propriétaire d’un fichier, on pourra utiliser la commande chmod u+x fichier.txt.

Qu’est-ce que les attributs étendus dans les fichiers sous Linux ?

Les attributs étendus sont des métadonnées supplémentaires qui peuvent être associées à un fichier, permettant d’ajouter des informations ou de spécifier des comportements particuliers pour ce fichier, tels que le marquage pour une sauvegarde automatique.

Quel est le rôle de la commande chown ?

La commande chown permet de changer le propriétaire d’un fichier ou d’un répertoire. Cela est utile pour gérer qui a accès aux fichiers, en particulier dans un environnement multi-utilisateur où des droits d’accès spécifiques sont nécessaires.